Le Soudan continue à vivre un véritable cauchemar alors que douze millions de personnes fuient la guerre et les massacres. L’escalade de la violence et les nouvelles atrocités au Soudan ont porté la crise humanitaire à des niveaux sans précèdent, avec des déplacements qui dépassent douze millions de personnes.
Le bureau des Nations Unies appelle à une action urgente pour faire face à la crise, alors que la moitié de la population du pays, environ 24 millions de personnes souffre de faim aiguë.
Le conflit a également bouleversé les services de santé (des milliers de personnes vivent avec des déficiences visuelles qui pourraient être traitées ou évitées, mais elles souffrent souvent en silence. Une pénurie critique de professionnels de la vue et les croyances associant les affections oculaires à la sorcellerie contribuent à cette crise), provoqué l’arrêt de la scolarisation de milliers d’enfants et augmenté les violences sexuelles.
À cause du manque de sécurité, Médecins sans Frontières (MSF) a dû suspendre ses services dans le Camp Zamzam. Le Programme Alimentaire Mondial (PAM) a lui aussi suspendu son système d’aide alimentaire basé sur des bons d’achat. Sans aide immédiate, des milliers de personnes pourraient mourir de faim dans les semaines à venir.
« La seule guerre que l’Afrique doit mener est le combat contre la misère » déclare Mgr Alexis Touably Youlo, évêque d’Agboville en Côte d’Ivoire, président de la CERAO (Conférence épiscopale réunie de l’Afrique de l’Ouest)
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